Par définition, et de manière quelque peu abstraite, la proéminence d’un sommet est la différence entre son altitude et celle du col le plus bas permettant de rejoindre un sommet plus élevé (cf schéma). De façon plus imagée, on peut se représenter la proéminence d’un sommet étant la hauteur de la partie émergée du sommet si l’on ajustait la hauteur des océans de sorte que le sommet soit le point culminant d’une île. Le col clé serait d’ailleurs situé sur les berges de cette île.
Historiquement, le concept de proéminence est issu de la pratique du peak bagging, ce qui explique que comme cette discipline, la popularité du concept soit plus grande dans les pays anglo-saxons. Dans le cadre du peak bagging, l’intérêt est de permettre de différencier les sommets principaux et les sommets secondaires.
Mais pour le randonneur, le concept de proéminence a surtout comme intérêt de permettre une identification rapide des sommets importants localement, c’est-à-dire des sommets qui dominent leur entourage, offrant ainsi une vue dégagée, mais également vus de très loin, et donc “iconiques” d’une partie donnée de la chaîne pyrénéenne.
Une telle liste donne toutefois plus d’importance à des sommets faciles, points culminants des massifs des piémonts, qui sont d’un intérêt “alpinistique” moindr. De plus, la plupart des sommets de la liste se trouvent sur le versant espagnol des Pyrénées, pour des raisons géomorphologiques (asymétrie de la chaîne pyrénéenne).