Henri Cordier

(1855 – 1877)

Éléments biographiques


Le corps de Henri Cordier pris en photo par l’alpiniste Henry Duhamel, depuis Wikimedia Commons.

Henri Cordier est né le 1er octobre 1855 à Bagnères-de-Bigorre.  Petit-neveu par alliance de Louis Ramond de Carbonnières et petit-fils du géologue Pierre-Louis-Antoine Cordier, il semble prédestiné à l’exploration de la montagne.

C’est ainsi qu’après de brillantes études à l’École libre des sciences politiques, il effectue une campagne dans les Pyrénées pendant l’été 1874. Ce sera la seule, mais il effectuera entre autres à cette occasion les ascensions du Balaïtous, du Mont Perdu et du Vignemale.

Membre de l’Alpine Club et auteur d’un article dans l’Alpine Journal, Cordier défend une pratique de la montagne calquée sur le modèle britannique.

Dans la lignée des alpinistes anglais de l’âge d’or (1854-1865), c’est donc dans les Alpes qu’il se fera connaître en devenant l’un des premiers français (si ce n’est le premier) à s’aventurer sur des itinéraires sportifs, techniquement difficiles et engagés.

Henri Cordier est ainsi l’auteur de plusieurs premières ascensions alpines parmi lesquelles celle des Courtes et des Droites en 1876. Il laisse également son nom au couloir Cordier en face nord de l’aiguille Verte qu’il gravit la même année. 

Cordier perd prématurément la vie l’année suivante après avoir réalisé la première ascension du Plaret aux côtés de Jakob Anderegg et Andreas Maurer. Lors de la descente, il passe au travers d’un trou dans la neige (qu’il n’aurait pas vu en raison de sa myopie) et se noie dans un torrent sous-glaciaire. 

Nul doute que si sa carrière avait été plus longue, il aurait été une figure de proue du pyrénéisme de difficulté aux côtés de Henri Brulle

Ascensions (6)


1874-??-?? ; Balaïtous
1874-??-?? ; Pic du Midi de Bigorre
1874-??-?? ; Monte Perdido
1874-??-?? ; Pic du Midi d’Ossau

Carte des ascensions