Éléments biographiques

Dr. Friedrich Parrot. / Nach d. Natur u. auf Stein gez. v. J. Klünde
File:Friedrich Parrot.jpg. (2024, October 9). Wikimedia Commons.
Issu d’une famille protestante française réfugiée après la révocation de l’Édit de Nantes, Parrot naît à Karlsruhe en 1791.
Il étudie la médecine à Dorpat, devient chirurgien militaire dans l’armée russe, membre de l’Académie des sciences de Saint-Pétersbourg, puis professeur de physiologie et de physique avant d’être recteur de l’Université de Dorpat de 1831 à 1834.
Scientifique polyvalent, également botaniste et physicien (inventeur d’un gazomètre et d’un baromètre), il apparient à cette génération de savants-voyageurs du début du XIXᵉ siècle qui combinent exploration et études naturalistes.
Dès 1811-1812, il parcourt la Crimée et le Caucase, réalise des observations géologiques et barométriques et mesure la différence de niveau entre la mer Noire et la mer Caspienne.
À l’automne 1817, âgé de vingt-six ans, Parrot traverse les Pyrénées de Saint-Jean-de-Luz à Perpignan. Son objectif n’est pas sportif mais scientifique : mesurer les altitudes, étudier la géologie et observer les phénomènes physiologiques liés à l’altitude. Son récit, publié en allemand sous le titre Reise in den Pyrenäen (1823), s’apparentant bien davantage à un rapport d’observation qu’à un récit pittoresque, restera relativement méconnu des pyrénéistes français.
Cette expédition lui vaut pourtant une place importante dans l’histoire du pyrénéisme, puisqu’il effectue à cette occasion la première ascension du pic de la Maladeta le 29 septembre 1817 (accompagné du guide Pierre Barrau).
Son exploration des montagnes se poursuit au Caucase, où il réalise la première ascension reconnue du mont Ararat (5 137 m) le 9 octobre 1829, ce qui lui confère une renommée internationale. Parrot effectue également des ascensions dans les Alpes.
Il meurt prématurément à Tartu en 1841, à quarante-neuf ans. Son nom subsiste aujourd’hui dans deux oronymes (dont il n’a pas effectué l’ascension) : la pointe Parrot (Parrotspitze) dans les Alpes (massif du Mont Rose) et le Pik Parrota dans le Pamir (Tadjikistan). Il laisse également son nom au genre d’arbres Parrotia.
Ascensions (3)
Beraldi, Henri ; Cent ans aux Pyrénées, Vol.1, Impr. de L. Danel (Paris), 1898-1904 ; p.126 (mention ; lire en ligne) — Parrot, Friedrich ; Reise in den Pyrenäen, G. Reimer (Berlin), 1823 ; p.58 (récit ; lire en ligne)Avec Rondo (fils).
Beraldi, Henri ; Cent ans aux Pyrénées, Vol.1, Impr. de L. Danel (Paris), 1898-1904 ; p.127 (lire en ligne) — Parrot, Friedrich ; Reise in den Pyrenäen, G. Reimer (Berlin), 1823 ; p.87 (récit ; lire en ligne) — Llagostera Fernández, Antoni ; “La frontera pirinenca dels botànics i excursionistes dels segles XVIII-XIX”. Annals del Centre d’Estudis Comarcals del Ripollès, 2012 ; p.177-212 (lire en ligne)Première ascension.
Beraldi, Henri ; Cent ans aux Pyrénées, Vol. 1, Impr. de L. Danel (Paris), 1898-1904 ; p.129 (lire en ligne) — Parrot, Friedrich ; Reise in den Pyrenäen, G. Reimer (Berlin), 1823 ; p.109 (lire en ligne)Première ascension. Avec Martre.