
Paul Michel Hossard, dessiné par Charles Jouas, depuis Wikimedia Commons.
Paul Michel Hossard est né le 15 mai 1797 à Angers, d’un père médecin. Il est diplômé de l’école Polytechnique en 1819 et députe une carrière de géodésien et de topographe au Dépôt de la Guerre.
Il participe à la campagne de triangulation de premier ordre des Pyrénées qui se déroule de 1825 à 1827. Avec son collègue Pierre Peytier, il hérite du secteur occidental de la chaîne (à l’ouest du Crabère), le plus ardu, tandis que Coraboeuf et Testu doivent quant à eux se charger de la partie orientale.
À l’occasion de cette campagne, Peytier et Hossard accomplissent plusieurs premières (Pic Palas, Pic de Troumouse, Pic de Maupas). Leur plus grand fait d’arme est néanmoins d’avoir conquis le Balaïtous en 1825, et d’avoir passé 8 jours à son sommet l’année suivante dans des conditions météorologiques effroyables.
Hossard devient chef des services de la topographie et du Dessin. On lui doit le « diapason » de la carte d’état major c’est-à-dire la façon de représenter le relief par différents niveaux de gris (rendus par des hachures plus ou moins serrées). Il est fait chevalier de la Légion d’honneur en 1843 et promu au grade de lieutenant-colonel en 1854. La même année, il accepte la chaire de géodésie et d’astronomie à l’école Polytechnique.
Il termine sa carrière en 1857 et rentre sur ses terres de naissance. Il meurt le 7 ou le 8 juin 1862 à Jarzé dans le Maine-et-Loire.
Ascensions (26)
Barrère, Marcel, “Une station géodésique en 1826 dans les Pyrénées”, Actes du 94e Congrès national des sociétés savantes, Pau, 1969, Section de géographie, p253-285. ; Corabœuf, Jean Baptiste, Mémoire sur les opérations géodésiques des Pyrénées et la comparaison du niveau des deux mers. Impr. Royal; 1831.
Barrère, Marcel, “Une station géodésique en 1826 dans les Pyrénées”, Actes du 94e Congrès national des sociétés savantes, Pau, 1969, Section de géographie, p253-285. ; Corabœuf, Jean Baptiste, Mémoire sur les opérations géodésiques des Pyrénées et la comparaison du niveau des deux mers. Impr. Royal; 1831.“Lissératéca” dans les sources. Ce sommet a remplacé l’Astobiskar voisin (1499 m) comme station de triangulation de premier ordre en raison d’un litige frontalier, ce dernier étant situé en Espagne. L’ascension de l’Astobiskar par le duo est néanmoins possible, les deux hommes ayant peut-être reconnu le sommet pour l’envisager comme station de triangulation, même si l’Espagne leur a refusé de stationner au sommet pour effectuer leurs visées.
Mentionné dans les rapports ds géodésiens sous le nom “Sainte-Colome”.
Barrère, Marcel, “Une station géodésique en 1826 dans les Pyrénées”, Actes du 94e Congrès national des sociétés savantes, Pau, 1969, Section de géographie, p253-285. ; Corabœuf, Jean Baptiste, Mémoire sur les opérations géodésiques des Pyrénées et la comparaison du niveau des deux mers. Impr. Royal; 1831.Et nouvelle ascension au cours de l’été (très probablement fin juillet).
Barrère, Marcel, “Une station géodésique en 1826 dans les Pyrénées”, Actes du 94e Congrès national des sociétés savantes, Pau, 1969, Section de géographie, p253-285. ; Béraldi, Henri, Cent ans aux Pyrénées, Vol 2., p4. ; Béraldi, Henri, Cent ans aux Pyrénées, Vol 1., p183. ; Corabœuf, Jean Baptiste, Mémoire sur les opérations géodésiques des Pyrénées et la comparaison du niveau des deux mers. Impr. Royal; 1831.
Barrère, Marcel, “Une station géodésique en 1826 dans les Pyrénées”, Actes du 94e Congrès national des sociétés savantes, Pau, 1969, Section de géographie, p253-285. ; Béraldi, Henri, Cent ans aux Pyrénées, Vol 1., p183. ; Corabœuf, Jean Baptiste, Mémoire sur les opérations géodésiques des Pyrénées et la comparaison du niveau des deux mers. Impr. Royal; 1831.
Barrère, Marcel, “Une station géodésique en 1826 dans les Pyrénées”, Actes du 94e Congrès national des sociétés savantes, Pau, 1969, Section de géographie, p253-285. ; Béraldi, Henri, Cent ans aux Pyrénées, Vol 1., p185. ; ; Corabœuf, Jean Baptiste, Mémoire sur les opérations géodésiques des Pyrénées et la comparaison du niveau des deux mers. Impr. Royal; 1831.Première ascension, réalisée par erreur, Peytier et Hossard, dans le brouillard, croyant gravir le Balaïtous. Barrère mentionne la date du 7 juillet, tandis que selon Béraldi (s’appuyant sur les écrits de Peytier) il s’agirait du 17 juillet. Omission d’un caractère dans l’article Barrère ?
Barrère, Marcel, “Une station géodésique en 1826 dans les Pyrénées”, Actes du 94e Congrès national des sociétés savantes, Pau, 1969, Section de géographie, p253-285. ; Béraldi, Henri, Cent ans aux Pyrénées, Vol 1., p186.Ascension ayant probablement eu lieu fin juillet, après l’ascension du Palas et avant le succès du 3 août au Balaïtous.
Barrère, Marcel, “Une station géodésique en 1826 dans les Pyrénées”, Actes du 94e Congrès national des sociétés savantes, Pau, 1969, Section de géographie, p253-285. ; Béraldi, Henri, Cent ans aux Pyrénées, Vol 1., p188. ; Corabœuf, Jean Baptiste, Mémoire sur les opérations géodésiques des Pyrénées et la comparaison du niveau des deux mers. Impr. Royal; 1831.
Barrère, Marcel, “Une station géodésique en 1826 dans les Pyrénées”, Actes du 94e Congrès national des sociétés savantes, Pau, 1969, Section de géographie, p253-285. ; Béraldi, Henri, Cent ans aux Pyrénées, Vol 1., p188.Première ascension. Accompagnés de deux ouvriers pour la construction de la tourelle de triangulation, dont l’un sera blessé par l’effondrement de cette dernière. Peytier et Hossard grimpent à nouveau le Maupas le 9 septembre pour réparer la tourelle.
Barrère, Marcel, “Une station géodésique en 1826 dans les Pyrénées”, Actes du 94e Congrès national des sociétés savantes, Pau, 1969, Section de géographie, p253-285. ; Béraldi, Henri, Cent ans aux Pyrénées, Vol 1., p189. ; Corabœuf, Jean Baptiste, Mémoire sur les opérations géodésiques des Pyrénées et la comparaison du niveau des deux mers. Impr. Royal; 1831.Désigné dans les sources sous le nom de Montespé. Concernant les coordonnées géographiques du Montespé, Coraboeuf indique qu’il se situe à une latitude de 42°57’11” N. Il place de plus le Montespé à 1°51’34” à l’ouest du méridien de l’observatoire de Paris, ce qui par rapport au méridien de Greenwich correspond à une longitude de 0°28’40” E. Ces valeurs sont très proches des coordonnées du Mont Aspect 42° 57′ 8” N ; 0° 28′ 42”, ne laissant que peu de doute quant à l’identité du sommet. Enfin, selon Barrère, l’altitude du Montespé est de 1849 m, ce qui correspond parfaitement à l’altitude du Mont Aspet.
Béraldi, Henri, Cent ans aux Pyrénées, Vol 1., 1898-1904, p190. ; Corabœuf, Jean Baptiste, Mémoire sur les opérations géodésiques des Pyrénées et la comparaison du niveau des deux mers. Impr. Royal; 1831.“Cambeillon” dans les sources. Les coordonnées géographiques de la station fournies par Coraboeuf (après ré-expression de la longitude par rapport au méridien de Greenwich) correspondent bien au Sommet du Cambillou. Toutefois Béraldi mentionne que la station était à un quart d’heure de marche du sommet.
Les deux hommes étaient, selon Béraldi, au moins présents à proximité du sommet les 22, 23 et 24 juillet.
Barrère, Marcel, “Une station géodésique en 1826 dans les Pyrénées”, Actes du 94e Congrès national des sociétés savantes, Pau, 1969, Section de géographie, p253-285. ; Béraldi, Henri, Cent ans aux Pyrénées, Vol 1., 1898-1904, p190. ; Corabœuf, Jean Baptiste, Mémoire sur les opérations géodésiques des Pyrénées et la comparaison du niveau des deux mers. Impr. Royal; 1831.
Barrère, Marcel, “Une station géodésique en 1826 dans les Pyrénées”, Actes du 94e Congrès national des sociétés savantes, Pau, 1969, Section de géographie, p253-285. ; Béraldi, Henri, Cent ans aux Pyrénées, Vol 1., 1898-1904, p191. ; Béraldi, Henri, Cent ans aux Pyrénées, Vol 2., 1898-1904, p4.La date exacte d’ascension n’est pas connue avec certitude. En revanche, on sait que Hossard et Peytier étaient au sommet le 9 août, ces derniers ayant rapporté avoir essuyé un terrible orage sous la tente.
Barrère, Marcel, “Une station géodésique en 1826 dans les Pyrénées”, Actes du 94e Congrès national des sociétés savantes, Pau, 1969, Section de géographie, p253-285. ; Béraldi, Henri, Cent ans aux Pyrénées, Vol 2., 1898-1904, p4.En raison du mauvais temps les empêchant de réaliser leurs mesures géodésiques, les deux hommes campent au sommet jusqu’au 2 septembre. Ils doivent alors redescendre en catastrophe, à court de vivres et ne pouvant être ravitaillés à cause de la neige. Ils remontent le 10 septembre et passent une nouvelle nuit au sommet pour terminer leur travail.
Barrère, Marcel, “Une station géodésique en 1826 dans les Pyrénées”, Actes du 94e Congrès national des sociétés savantes, Pau, 1969, Section de géographie, p253-285. ; Corabœuf, Jean Baptiste, Mémoire sur les opérations géodésiques des Pyrénées et la comparaison du niveau des deux mers. Impr. Royal; 1831.“Gardan de Monta(i)gu” dans les sources. Les coordonnées géographiques de la station fournies par Coraboeuf (après ré-expression de la longitude par rapport au méridien de Greenwich) correspondent bien à la Borne de la Tour d’Ausseing. Hossard effectue cette ascension sans Peytier.
Barrère, Marcel, “Une station géodésique en 1826 dans les Pyrénées”, Actes du 94e Congrès national des sociétés savantes, Pau, 1969, Section de géographie, p253-285. ; Corabœuf, Jean Baptiste, Mémoire sur les opérations géodésiques des Pyrénées et la comparaison du niveau des deux mers. Impr. Royal; 1831. ; Béraldi, Henri, Cent ans aux Pyrénées, Vol 1., 1898-1904, p201.“Montespé” dans les sources. Cette ascension a probablement réalisée en juillet (Peytier mentionne que l’ascension de Hossard a eu lieu alors qu’il préparait leur ascension du Maupas du mois d’août). Hossard remonte toutefois au sommt avec Peytier plus tard dans l’année (mois d’août).