Éléments biographiques

Pierre Peytier, dessiné par Charles Jouas, depuis Wikimedia Commons.
Jean Pierre Eugène Félicien Peytier est né en Ardèche le 15 octobre 1793. Il entre en 1811 à l’École polytechnique avant d’être intégré dans le corps des ingénieurs-géographes du service topographique de l’armée française en 1813. Il sera promu lieutenant en 1817, capitaine en 1827, puis colonel en 1852.
En tant qu’ingénieur-géographe, il participe à la campagne de triangulation de premier ordre des Pyrénées qui se déroule de 1825 à 1827. Avec son collègue Paul Michel Hossard, il hérite du secteur occidental de la chaîne (à l’ouest du Crabère), le plus ardu, tandis que Coraboeuf et Testu doivent quant à eux se charger de la partie orientale.
À l’occasion de cette campagne, Peytier et Hossard accomplissent plusieurs premières (Pic Palas, Pic de Troumouse, Pic de Maupas). Leur plus grand fait d’arme est néanmoins d’avoir conquis le Balaïtous en 1825, et d’avoir passé 8 jours à son sommet l’année suivante dans des conditions météorologiques effroyables.
La seconde partie de la carrière de Peytier se déroule en Grèce. Dans le cadre de l’intervention française au Péloponnèse entre 1828 et 1833 (expédition de Morée), Peytier va diriger les opérations topographiques, établir les bases de la triangulation de la Grèce et publier les premières cartes modernes du pays (la carte du Péloponnèse en 1832, puis la carte de l’ensemble du Royaume de Grèce en 1852).
Rentré en France en 1836, il y poursuit ses travaux cartographiques. Il devient directeur des archives de guerre. Peytier meurt le 2 février 1864 à Paris.
Ascensions (28)
Barrère, Marcel, “Une station géodésique en 1826 dans les Pyrénées”, Actes du 94e Congrès national des sociétés savantes, Pau, 1969, Section de géographie, p253-285. ; Corabœuf, Jean Baptiste, Mémoire sur les opérations géodésiques des Pyrénées et la comparaison du niveau des deux mers. Impr. Royal; 1831.
Barrère, Marcel, “Une station géodésique en 1826 dans les Pyrénées”, Actes du 94e Congrès national des sociétés savantes, Pau, 1969, Section de géographie, p253-285. ; Corabœuf, Jean Baptiste, Mémoire sur les opérations géodésiques des Pyrénées et la comparaison du niveau des deux mers. Impr. Royal; 1831.“Lissératéca” dans les sources. Ce sommet a remplacé l’Astobiskar voisin (1499 m) comme station de triangulation de premier ordre en raison d’un litige frontalier, ce dernier étant situé en Espagne. L’ascension de l’Astobiskar par le duo est néanmoins possible, les deux hommes ayant peut-être reconnu le sommet pour l’envisager comme station de triangulation, même si l’Espagne leur a refusé de stationner au sommet pour effectuer leurs visées.
Mentionné dans les rapports ds géodésiens sous le nom “Sainte-Colome”.
Barrère, Marcel, “Une station géodésique en 1826 dans les Pyrénées”, Actes du 94e Congrès national des sociétés savantes, Pau, 1969, Section de géographie, p253-285. ; Corabœuf, Jean Baptiste, Mémoire sur les opérations géodésiques des Pyrénées et la comparaison du niveau des deux mers. Impr. Royal; 1831.Et nouvelle ascension au cours de l’été (très probablement fin juillet).
Barrère, Marcel, “Une station géodésique en 1826 dans les Pyrénées”, Actes du 94e Congrès national des sociétés savantes, Pau, 1969, Section de géographie, p253-285. ; Béraldi, Henri, Cent ans aux Pyrénées, Vol 2., p4. ; Béraldi, Henri, Cent ans aux Pyrénées, Vol 1., p183. ; Corabœuf, Jean Baptiste, Mémoire sur les opérations géodésiques des Pyrénées et la comparaison du niveau des deux mers. Impr. Royal; 1831.
Barrère, Marcel, “Une station géodésique en 1826 dans les Pyrénées”, Actes du 94e Congrès national des sociétés savantes, Pau, 1969, Section de géographie, p253-285. ; Béraldi, Henri, Cent ans aux Pyrénées, Vol 1., p183. ; Corabœuf, Jean Baptiste, Mémoire sur les opérations géodésiques des Pyrénées et la comparaison du niveau des deux mers. Impr. Royal; 1831.
Barrère, Marcel, “Une station géodésique en 1826 dans les Pyrénées”, Actes du 94e Congrès national des sociétés savantes, Pau, 1969, Section de géographie, p253-285. ; Béraldi, Henri, Cent ans aux Pyrénées, Vol 1., p185. ; ; Corabœuf, Jean Baptiste, Mémoire sur les opérations géodésiques des Pyrénées et la comparaison du niveau des deux mers. Impr. Royal; 1831.Première ascension, réalisée par erreur, Peytier et Hossard, dans le brouillard, croyant gravir le Balaïtous. Barrère mentionne la date du 7 juillet, tandis que selon Béraldi (s’appuyant sur les écrits de Peytier) il s’agirait du 17 juillet. Omission d’un caractère dans l’article Barrère ?
Barrère, Marcel, “Une station géodésique en 1826 dans les Pyrénées”, Actes du 94e Congrès national des sociétés savantes, Pau, 1969, Section de géographie, p253-285. ; Béraldi, Henri, Cent ans aux Pyrénées, Vol 1., p186.Ascension ayant probablement eu lieu fin juillet, après l’ascension du Palas et avant le succès du 3 août au Balaïtous.
Barrère, Marcel, “Une station géodésique en 1826 dans les Pyrénées”, Actes du 94e Congrès national des sociétés savantes, Pau, 1969, Section de géographie, p253-285. ; Béraldi, Henri, Cent ans aux Pyrénées, Vol 1., p188. ; Corabœuf, Jean Baptiste, Mémoire sur les opérations géodésiques des Pyrénées et la comparaison du niveau des deux mers. Impr. Royal; 1831.
Barrère, Marcel, “Une station géodésique en 1826 dans les Pyrénées”, Actes du 94e Congrès national des sociétés savantes, Pau, 1969, Section de géographie, p253-285. ; Béraldi, Henri, Cent ans aux Pyrénées, Vol 1., p188.Première ascension. Accompagnés de deux ouvriers pour la construction de la tourelle de triangulation, dont l’un sera blessé par l’effondrement de cette dernière. Peytier et Hossard grimpent à nouveau le Maupas le 9 septembre pour réparer la tourelle.
Barrère, Marcel, “Une station géodésique en 1826 dans les Pyrénées”, Actes du 94e Congrès national des sociétés savantes, Pau, 1969, Section de géographie, p253-285. ; Béraldi, Henri, Cent ans aux Pyrénées, Vol 1., p189. ; Corabœuf, Jean Baptiste, Mémoire sur les opérations géodésiques des Pyrénées et la comparaison du niveau des deux mers. Impr. Royal; 1831.Désigné dans les sources sous le nom de Montespé. Concernant les coordonnées géographiques du Montespé, Coraboeuf indique qu’il se situe à une latitude de 42°57’11” N. Il place de plus le Montespé à 1°51’34” à l’ouest du méridien de l’observatoire de Paris, ce qui par rapport au méridien de Greenwich correspond à une longitude de 0°28’40” E. Ces valeurs sont très proches des coordonnées du Mont Aspect 42° 57′ 8” N ; 0° 28′ 42”, ne laissant que peu de doute quant à l’identité du sommet. Enfin, selon Barrère, l’altitude du Montespé est de 1849 m, ce qui correspond parfaitement à l’altitude du Mont Aspet.
Béraldi, Henri, Cent ans aux Pyrénées, Vol 1., 1898-1904, p190. ; Corabœuf, Jean Baptiste, Mémoire sur les opérations géodésiques des Pyrénées et la comparaison du niveau des deux mers. Impr. Royal; 1831.“Cambeillon” dans les sources. Les coordonnées géographiques de la station fournies par Coraboeuf (après ré-expression de la longitude par rapport au méridien de Greenwich) correspondent bien au Sommet du Cambillou. Toutefois Béraldi mentionne que la station était à un quart d’heure de marche du sommet.
Les deux hommes étaient, selon Béraldi, au moins présents à proximité du sommet les 22, 23 et 24 juillet.
Barrère, Marcel, “Une station géodésique en 1826 dans les Pyrénées”, Actes du 94e Congrès national des sociétés savantes, Pau, 1969, Section de géographie, p253-285. ; Béraldi, Henri, Cent ans aux Pyrénées, Vol 1., 1898-1904, p190. ; Corabœuf, Jean Baptiste, Mémoire sur les opérations géodésiques des Pyrénées et la comparaison du niveau des deux mers. Impr. Royal; 1831.
Barrère, Marcel, “Une station géodésique en 1826 dans les Pyrénées”, Actes du 94e Congrès national des sociétés savantes, Pau, 1969, Section de géographie, p253-285. ; Béraldi, Henri, Cent ans aux Pyrénées, Vol 1., 1898-1904, p191. ; Béraldi, Henri, Cent ans aux Pyrénées, Vol 2., 1898-1904, p4.La date exacte d’ascension n’est pas connue avec certitude. En revanche, on sait que Hossard et Peytier étaient au sommet le 9 août, ces derniers ayant rapporté avoir essuyé un terrible orage sous la tente.
Barrère, Marcel, “Une station géodésique en 1826 dans les Pyrénées”, Actes du 94e Congrès national des sociétés savantes, Pau, 1969, Section de géographie, p253-285. ; Béraldi, Henri, Cent ans aux Pyrénées, Vol 2., 1898-1904, p4.En raison du mauvais temps les empêchant de réaliser leurs mesures géodésiques, les deux hommes campent au sommet jusqu’au 2 septembre. Ils doivent alors redescendre en catastrophe, à court de vivres et ne pouvant être ravitaillés à cause de la neige. Ils remontent le 10 septembre et passent une nouvelle nuit au sommet pour terminer leur travail.
Sans Hossard, qui reste travailler dans les Landes avec Coraboeuf et Testu
Cette fois non accompagné de Paul Michel Hossard, qui se trouve à ce moment à Gourbera (Landes) avec Testu et Jean Baptiste Corabœuf.
Barrère, Marcel, “Une station géodésique en 1826 dans les Pyrénées”, Actes du 94e Congrès national des sociétés savantes, Pau, 1969, Section de géographie, p253-285. ; Béraldi, Henri, Cent ans aux Pyrénées, Vol 1., 1898-1904, p200.Cette fois non accompagné de Paul Michel Hossard, qui se trouve à ce moment à Gourbera (Landes) avec Testu et Jean Baptiste Corabœuf.
Ascension réalisée fin août. Hossard est présent, mais était déjà monté seul plus tôt dans l’année.